Pour la réalisation de ses travaux en 2007(dans le cadre de la 18ème étape du programme pluriannuel d'investissement), la Communauté de communes a bénéficié de matériaux inédits jusque-là, et de techniques exceptionnelles encore peu utilisées en France.
Cette situation nous permet de réaliser encore mieux notre objectif d'assurer un haut niveau de qualité du service de distribution tout en diminuant le coût du service grâce à une augmentation de la durée de vie des installations.
Une première mondiale à Guégon
Pour le raccordement de villages de Guégon non encore desservis par le service public d'eau potable, la Communauté de communes a utilisé des "canalisations révolutionnaires", pas encore commercialisées, inventées par St Gobain Pont à Mousson.
La société St Gobain souhaitait en effet tester un nouveau produit, baptisé "Blue Top", auprès d'une collectivité engagée, associée à un maître d'œuvre compétent et consciencieux, et une entreprise qualifiée et très expérimentée.
L'objectif était pour St Gobain de s'assurer, avant une commercialisation de grande ampleur, que le produit tiendrait toutes ses promesses en dehors de tout aléa extérieur (par exemple mauvaise étude hydraulique, mauvais tracé, mauvaise pose…)
1 600 m de canalisations principales ont donc été posées à Guégon, notamment entre Coët - Bugat et Pourmabon, par la société S.E.E.G Guidec (La Motte) a qui la Communauté de communes a attribué le marché de travaux, sous le contrôle de Yannick Chouin, ingénieur des travaux ruraux à la D.D.A.F, maître d'œuvre de l'opération.
Les avantages offerts par la canalisation "Blue Top" sont nombreux, et permettent de satisfaire à la fois la recherche du meilleur rapport qualité - prix et les objectifs du développement durable :
- tuyau en fonte ductile de petit diamètre (100 mm). C'est la première fois qu'une société parvient à mettre au point un procédé technique permettant de produire des canalisations en fonte de petit diamètre, jusque-là produits en plastique (PVC ou PEHD).
Or la fonte est le matériau qui a le mieux fait ses preuves au cours du temps dans le domaine de l'eau potable.
- tuyau très solide et fiable : pratiquement incassable, il résiste à des pressions de XXXX
- canalisations offrant une très longue longévité, supérieure à 100 ans.
- canalisation 100 % recyclable : le tuyau TOP est élaboré à partir de produits recyclés et il est lui-même recyclable à 100 %, à l'infini, ce qui permet de préserver les ressources en matières premières.
- canalisation très facile à poser : les tuyaux sont légers, ils ne nécessitent pas l'usage d'engins de chantier lourds pour déployer et emboîter les canalisations, et peuvent être posés à la main.
L'intérêt majeur de ce tuyau "révolutionnaire" est de répondre en cela à un enjeu de rationalisation financière, qui est fondamental dans le domaine de l'eau : compte tenu de leur longévité moyenne, la durée d'amortissement comptable des canalisations est de 40 ans en France, alors que le rythme réel de renouvellement annuel du réseau de canalisation est bien loin d'atteindre le 1/40ème du réseau (soit 2,5 % du réseau tous les ans).
Sur le territoire du Syndicat départemental de l'eau, sur 1 500 kms de réseau, les travaux effectués tous les ans, et les budgets qui les sous-tendent, permettent de renouveler seulement 1 % du réseau.
Et pourtant, l'effort d'investissement est très élevé dans le Morbihan par rapport à d'autres départements français (la moyenne nationale est même de 0,6 % de taux de renouvellement par an), ce qui explique d'ailleurs en bonne partie le prix de l'eau un peu plus élevé qu'ailleurs. A l'inverse, le rendement du réseau, c'est-à-dire la proportion entre le volume d'eau introduit dans les canalisations et le volume arrivant chez les abonnés (volume facturé), y est supérieur. Pour la Communauté de communes, le rendement du réseau atteint 82,4 % pour 2006, alors que le rendement ne dépasse pas 50 % dans certaines régions ailleurs en France !!
La direction nationale de St Gobain - Pont à Mousson ainsi que le directeur régional (Bretagne - Pays de Loire) sont venus inaugurer le démarrage du chantier le 25 janvier 2007.
Les villages désormais desservis par le service public d'eau potable à Guégon :
- Coët - Bugat
- Pourmabon
- La ville au Ped
- La ville David Es Caro
- Les Allais
- Le Teno
- La ville Camaret
- La ville Bourde
Le montant des travaux supportés par la Communauté de communes s'élève à 320 000 € H.T (hors frais annexes).
Les travaux ont eu lieu à partir de janvier 2007.
Il restera encore quelques villages de Guégon non desservis par le réseau :
- Sefrou
- Mesle
- Gaudreman
- Leraud
- Pont Digo
- La ville Raffray
- La ville aux Gentils
Pour ces villages, l'étude préalable de faisabilité des travaux, menée en 2005, avait mis en évidence que les travaux n'étaient pas envisageable pour l'instant, compte tenu du nombre insuffisant de foyers intéressés par le raccordement et de la longueur du réseau à créer. Le respect des normes sanitaires suppose en effet un volume minimal de consommation par km de réseau afin d'assurer un renouvellement fréquent de l'eau dans les canalisations.
Toutefois, suite aux travaux engagés cette année, certains usagers ont changé d'avis. Pour étudier la faisabilité d'une 2ème tranche de travaux dans les années à venir, tous les habitants des villages actuellement non raccordés (Gaudreman, Leraud, Mesle, Sefrou, Pont Digo, la Ville aux Gentils et la Ville Raffray) seront donc à nouveau sollicités. |




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La technique de la réhabilitation de canalisation utilisée rue Glatinier à Josselin
Plutôt qu'un renouvellement, comme habituellement de la canalisation existante, rue Glatinier, la Communauté de communes a choisi la technique de la réhabilitation par l'intérieur, compte tenu du bon état extérieur de la canalisation existante (fonte diamètre 210 mm). Cette technique, venue du Royaume Uni, consiste à enduire l'intérieur de la canalisation avec de la résine époxi à prise rapide.
Là encore, ce choix répond à un souci de bonne gestion financière du service :
- Tout en permettant de prolonger de manière significative la durée de vie de la canalisation, l'opération de réhabilitation coûte globalement environ 40 % moins cher qu'un renouvellement intégral du réseau.
- La réhabilitation permet de ne pas casser la voirie et ne remet pas en cause l'aménagement urbain : seuls quelques trous sont percés dans la voirie, tous les 30 mètres environ.
La technique étant encore relativement peu usitée (car pas toujours possible à mettre en œuvre), l'entreprise spécialisée ART Europe, chargée de réaliser ce travail délicat, a invité du mardi 03 au jeudi 05 avril 2007 une centaine de collectivités, maîtres d'œuvre et exploitants, venus du Grand Ouest et de la région parisienne, pour découvrir le chantier.
Les travaux ont été exécutés entre fin mars et mai 2007.
Les travaux concernait le 1er tronçon de la rue Glatinier ainsi que quelques rues annexes : Chemin de Beaufort, rue de la Fontaine aux chiens, rue de la Tannerie.
Le réseau correspondant à la 2ème partie de la rue Glatinier (à partir du chemin de Beaufort) sera renouvelé après l'été, au cours du second semestre 2007, par renouvellement des canalisations (la technique de la réhabilitation étant moins favorable compte tenu du nombre important de branchements à renouveler).
L'opération prévoit également la suppression de 50 branchements en plomb recensés sur le tronçon.
Le montant des travaux s'élève à 385 000€ H.T.
Consultez les travaux du MAC (marché à bon de commande) |


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